Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a estimé lundi que le débat sur l'identité nationale était "attendu par les Français de gauche et de droite", et qu'il doit se poursuivre après les régionales de mars prochain.
"Ce débat était attendu par les Français de gauche et de droite. Il l'ont d'ailleurs montré à l'élection présidentielle", a expliqué M. Lefebvre lors du point de presse hebdomadaire, rappelant que c'était un "engagement de Nicolas Sarkozy" pendant la campagne.
"Les hommes politiques de gauche et de droite ont des choses à dire sur le sujet. Ceux qui malheureusement (...) adoptent la politique de l'autruche seraient bien inspirés, s'ils considèrent que le débat n'est pas assez élevé, d'assumer leur mission et de participer à élever ce débat", a ajouté le porte-parole.
Rappelant que le ministre de tutelle Eric Besson avait indiqué que ce débat "dépasserait très largement la période des élections régionales", M. Lefebvre a ajouté que "c'est une réponse à tous ceux qui veulent y voir des stratégies électorales".
Interrogé sur les réticences de certains membres du gouvernement à prendre part au débat, M. Lefebvre a répondu que "la plupart des ministres sont élus ou l'ont été", et qu'à ce titre ils participent à ce débat "dans leur zone de compétence géographique".
Interrogé sur les réserves de l'ancien premier ministre Alain Juppé sur le sujet, le porte-parole du parti présidentiel a répondu qu'en exposant sa position "il y contribue à sa manière".
"Qu'il considère que ce sujet n'est pas essentiel c'est son droit mais il ne faut pas imposer son avis à tous les Français", selon M. Lefebvre.
"Je veux retenir, a-t-il ajouté, le courage d'intellectuels comme (le philosophe) Michel Onfray, ou d'hommes politiques y compris de gauche comme Julien Dray qui disent +ce débat se pose (...) on doit y participer ".
AFP